Pierre Galarneau. Ville de Saint-Bruno-de-Montarville.
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Les lacs de la montagne

Patrimoine naturel

En raison de leur importance historique, et de leurs qualités paysagères, les lacs du mont Saint-Bruno participent grandement à la renommée et à l’attrait de cette Montérégienne.

À l’instar des autres collines montérégiennes, le mont Saint-Bruno s’avère la moins escarpée mais la plus riche en lacs. L’érosion a mené avec le temps à la création de dénivellations de la montagne dans lesquelles se sont ensuite créés cinq lacs. Il s’agit des lacs des Bouleaux, Seigneurial – le plus grand de tous –, du Moulin, des Atocas, et de la Tortue.

En raison de l’absence d’une rivière importante sur son territoire et de la faiblesse du pouvoir du vent, l’énergie hydraulique fournie par les lacs du mont Saint-Bruno a été au centre du développement de la seigneurie de Montarville.

Dès le 18e siècle, un premier moulin à farine est construit près de la décharge du lac Seigneurial. D’autres moulins, notamment à scie, s’ajouteront à ce complexe préindustriel. Il s’agit là d’une particularité par rapport aux seigneuries avoisinantes qui se consacrent d’abord à l’agriculture. Le mont Saint-Bruno constitue un cas à part, puisque les activités préindustrielles sont priorisées sur le territoire, devançant le développement d’activités agricoles à plus grande échelle.

En plus d’avoir contribué à l’essor de Saint-Bruno, les lacs, et tout spécialement, le lac Seigneurial, attirent depuis longtemps l’attention en raison de leur beauté naturelle. D’ailleurs, c’est sur le bord du lac Seigneurial que le manoir de la seigneurie est construit en 1807.

Le frère Marie-Victorin révèle dans son livre intitulé Croquis laurentiens, publié en 1920, l’impression positive que lui a laissée un passage printanier sur la montagne : « Avril. Tout frais libéré de la dalle de glace qui pesait depuis cinq mois, le lac riait hier de toute la joie de ses eaux neuves, bleues d’un bleu d’acier. Les petites vagues léchaient alertement les derniers croûtons de glace poussés sur le rivage, et qui, sur l’autel du printemps, sacrifiaient au soleil leurs âmes fugaces de cristal ! »

Bibliographie

Duval Raynaud, Claire, 1995. Jardins et traditions: l’horticulture à Saint-Bruno-de-Montarville. Saint-Bruno-de-Montarville. Société d’horticulture et d’écologie de Saint-Bruno.

Parc national du mont Saint-Bruno. Le seigneurial, Fiche disponible sur l’application Parc parcours pour téléphones intelligents. .

Société d’histoire de Montarville, 1992. Saint-Bruno-de-Montarville Fragments d’histoire. Bibliothèque nationale du Québec.

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